mardi 3 novembre 2015

Le rapport entre l’immigration et l’entrepreneuriat


L’accident du petit réfugié syrien qui s’est noyé sur la plage turque a occasionné un changement important sur le point de vue des pays européens face à l’immigration. La plupart des pays limitrophes ou les grands pays de l’Europe comme la France ont décidé d’accueillir des immigrants issus de la Syrie. Or, les Français ont parfois tendance à appréhender l’immigration pour préserver selon leur dire l’intérêt économique. Une crainte qui paraît sans fondement si l’on se réfère à une étude sur le sujet rapporté dans le quotidien « Les Échos ». Effectivement, selon cette étude axée sur les 10 premiers mois de l’année 2009, on a pu enregistrer 425 700 créations d’entreprises. Un chiffre   beaucoup plus important par rapport aux années précédentes. Il faut savoir que la raison de cette hausse a été occasionnée par la participation des immigrants dans l’entrepreneuriat.

Cette étude réalisée par le ministère de l’Immigration en collaboration avec l’APCE (l’Agence pour la création d’entreprises) et l’ACSE (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances) a permis de définir la relation entre l’immigration et l’entrepreneuriat. Donc, les résultats de l’étude laissent démontrer que chaque année, la France compte 24 000 nouvelles entreprises créées par les immigrants, l’équivalent de 8 % de la création d’entreprises sur tout le territoire. C’est surtout la possibilité de devenir autoentrepreneur et la croissance du chômage qui ont incité les immigrants à lancer leur propre business et devenir des entrepreneurs. Sans oublier l’inactivité et la précarité qui représentent autant de facteurs qui ont déclenché l’envie d’entreprendre auprès des immigrés. 

Toutefois, l’esprit entrepreneurial des immigrés se heurte parfois contre des obstacles. Le plus important d’entre eux reste la discrimination : toujours d’après l’étude, 27 % d’entrepreneurs immigrés contre 38 % d’entrepreneurs français obtiennent un prêt bancaire et 19 % rencontrent des difficultés pour accéder à un financement auprès de la banque ou même à ouvrir un compte. Le manque d’accompagnement représente également une entrave pour les entrepreneurs issus de l’immigration : 24 % de créateurs d’entreprises immigrés contre 36 % de créateurs français bénéficient d’un soutien des réseaux d’accompagnement lors de la mise en place de leur projet. Autant de raisons qui amènent les immigrés à se tourner vers des secteurs moins exigeants côté investissement comme les services à la personne ou l’informatique. 

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